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Le programme de recrutement des Autochtones amène une jeune femme de l’hésitation à la décision

Darcie Bernhardt, participante au PFPA, en patrouille dans Tuktoyaktuk (T.N.-O.) dans le cadre d'une affectation au détachement d'une durée de huit semaines. Crédit : Serg. Bill Mooney, GRC

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Lorsqu'on lui a parlé pour la première fois de devenir gendarme, Darcie Bernhardt ne s'est pas emballée sur-le-champ.

La jeune inuite de 20 ans, originaire de Tuktoyaktuk (T.N.-O.), s'est tout de même rendue à l'École de la GRC (Division Dépôt) à Regina (Sask.) pour y participer au Programme de formation des précadets autochtones (PFPA) annuel, d'une durée de trois semaines. À ce stade-ci, elle songeait à postuler.

Mais, une fois qu'elle a accompli la moitié de l'étape de l'affectation de huit semaines dans un détachement au courant de l'été, elle s'est décidée à postuler.

« On devient une autre personne en portant l'uniforme, explique-t-elle. Et j'aime cette personne. »

Exigences de base du PFPA

  • Être âgé de 19 à 29 ans
  • Être de descendance métisse, inuit ou d'une Première Nation
  • Être citoyen canadien
  • Être une personne intègre
  • Être en mesure de satisfaire aux exigences d'une enquête de sécurité au niveau de fiabilité approfondie
  • Avoir une bonne forme physique
  • Être titulaire d'un diplôme canadien d'études secondaires ou l'équivalent
  • Détenir et conserver un permis de conduire canadien valide et sans restriction

Le PFPA vise à donner aux jeunes hommes et femmes autochtones une expérience pratique du travail policier tout en les préparant au processus de recrutement. Au cours de l'été, les participants passent trois semaines à la Division Dépôt et sont ensuite affectés pendant huit semaines dans un détachement de leur collectivité ou près de celle-ci.

Pendant leur formation à l'École de la GRC, les participants sont initiés à divers domaines, dont le Code criminel, la diversité culturelle, les techniques de défense, l'escorte et la fouille de sujets, le contrôle de la circulation et les enquêtes sur les collisions, et la préparation au test d'aptitudes physiques de la GRC.

Au détachement, souvent ils accompagnent des agents aux services généraux ou dans des domaines spécialisés, comme la circulation, et travaillent sur des projets de prévention de la criminalité et de police communautaire.

Shawn Sullivan, participant au PFPA 2012, affirme que le programme l'a conforté dans son idée d'entrer à la GRC. Les trois semaines de formation à la Division Dépôt se sont avérées beaucoup plus difficiles que ce qu'il croyait. Mais, aujourd'hui, devenu cadet à part entière ayant accompli le tiers du programme de 24 semaines, il est heureux de son parcours.

« Le fait d'avoir suivi ce programme m'a beaucoup aidé à mes débuts comme cadet, confie-t-il. J'avais une meilleure idée de ce qui m'attendait et avais appris les bases des divers sujets que j'étudie actuellement. »

Ce Métis de 21 ans, originaire de Cranbrook (C.-B.), a grandi dans la culture de la GRC — son père, aujourd'hui retraité, a servi pendant 32 ans à la GRC.

« Le PFPA m'a donné l'expérience sur le terrain qui m'a confirmé que je suis fait pour ce métier », précise-t-il.

Depuis 1996, 470 participants ont suivi le programme, et environ la moitié d'entre eux ont ensuite postulé un emploi à la GRC. Une quarantaine de participants sont devenus des policiers de la GRC et vingt autres ont été embauchés pour occuper d'autres postes au sein de l'organisation.

Le PFPA est aussi un excellent moyen pour la GRC d'établir des relations avec les collectivités autochtones qu'elle sert. Les participants font profiter l'organisation de la compréhension et du point de vue précieux qu'ils ont de leur culture unique et lui permettent ainsi de consolider sa capacité à établir de meilleurs partenariats et de meilleures relations.

« Darcie contribue à resserrer les liens entre la collectivité et la police », précise le serg. Bill Mooney, chef du détachement où travaille Mme Bernhardt et au service de la GRC depuis 30 ans. Vous pouvez lire la fierté sur les visages des résidents de tout âge lorsqu'ils aperçoivent une jeune personne de l'endroit en uniforme », s'enthousiasme le serg. Bill Mooney, chef du détachement où travaille Mme. Bernhardt. »

Mme Bernhardt remarque, elle aussi, cette fierté. « Peu de gens me parlent, mais la plupart me sourient ».

En plus de la faire travailler aux côtés d'agents en patrouille, le serg. Mooney a confié à Mme. Bernhardt un projet de sécurité nautique et de véhicules tout-terrain ainsi que la fonction d'assistante au programme de conditionnement physique pour les jeunes Tuk Power – le même programme que suivait Mme. Bernhardt au moment où elle a demandé à participer au PFPA. La jeune femme assume également des tâches administratives pour acquérir de l'expérience dans cet aspect du travail policier.

Pour Mme Bernhardt et M. Sullivan, la variété et la spontanéité qui caractérisaient leur affectation dans des détachements sont d'importants éléments positifs de la carrière.

« J'ai eu l'occasion de voir beaucoup de choses, fait constater M. Sullivan. Cela m'a donné une vue d'ensemble du travail policier et de la GRC. »

« Si vous n'êtes pas certain, le programme vous offre une excellente porte d'entrée pour vérifier si la carrière de policier vous convient. »

Pour plus de renseignements, veuillez visiter carrieresGRC.ca.

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